Le Grand-Genève : lien entre réalité géographique, historique et sociale
Dans le cadre du cycle « 1918-2018 Le Grand Chambardement »
mardi 15 mai 2018
18:30
Le « Grand Genève » c’est à la fois une réalité et un projet. La réalité c’est l’expansion rapide de l’agglomération genevoise en France voisine pendant la première décennie du XXIe siècle. Ses origines sont bien connues : d’un côté l’entrée en vigueur de la libre circulation des personnes et une croissance exceptionnellement vigoureuse de l’économie genevoise, de l’autre une très forte résistance à la construction de logement sur le territoire cantonal.
Il en résulte une situation totalement nouvelle qui présente des avantages et des inconvénients, des opportunités et des risques. Aujourd’hui déjà l’économie genevoise serait incapable de fonctionner sans les frontaliers et les « navetteurs ». L’impôt des frontaliers permet au canton de conserver un hôpital et une université dont la taille dépasse largement les moyens d’un canton d’un demi-million d’habitants.
D’un autre côté, l’étalement de l’agglomération constitue un sérieux problème environnemental et génère des embouteillages pénibles pour ceux qui les subissent. Une partie des Genevois s’inquiète de la pression sur le niveau des salaires d’un marché du travail ouvert.
Le « Grand Genève » c’est aussi un projet né en 2007 : une volonté d’organiser le développement de l’agglomération pour en minimiser les inconvénients. Son ambition était de rééquilibrer la part du logement et des activités des deux côtés de la frontière, de planifier le développement urbain et de mettre en place un réseau de transports publics transfrontaliers. Il a été récompensé par le Grand prix européen de l’urbanisme et obtenu un soutien financier massif de la Confédération. Depuis quelques années pourtant lorsqu’on parle du « Grand Genève », c’est le plus souvent pour constater son décès ou, dans le meilleur des cas, annoncer sa renaissance. Que s’est-il passé ? Comment expliquer cet échec ? Comment redynamiser le projet et le rendre attractif ? Existe-t-il des alternatives ? C’est à ces questions que l’exposé tentera de répondre.
mardi 15 mai 2018
18:30
INGE
rue Jean-F. Bartholoni 6, 1204 Genève
1er étage - Les Salons
David Hiler
Installé en Suisse avec sa mère à l’âge de quatre ans, il termine ses études par une licence en sciences économiques et sociales (mention histoire économique) de l’Université de Genève. Enseignant au cycle d’orientation puis chargé d’enseignement à l’université, il y renonce après son entrée en politique. Il a effectué de nombreuses recherches historiques ayant trait, en particulier, à Genève et sa région ; il bénéficie pour ce faire de mandats du Fonds national suisse de la recherche scientifique et d’institutions privées.
Il est l’un des pionniers du Parti écologiste genevois dont il devient secrétaire général en 2003. Élu conseiller municipal de la ville de Genève, il devient entre 1993 et 2005 député au Grand Conseil (parlement cantonal). Élu au Conseil d’État (gouvernement cantonal) le 13 novembre 2005, il dirige le département des finances. Il préside par ailleurs le Conseil d’État de décembre 2008 à décembre 2009.
Avec ses collègues du gouvernement, il s’emploie à assainir les finances publiques cantonales, lourdement grevées au début de la législature 2005-2009 par une dette de plus de douze milliards de francs suisses. Cet objectif se traduit par la modernisation et la rationalisation de l’administration cantonale genevoise au travers de plans de mesures d’efficience et d’économies. David Hiler pilote également une réforme de la politique des ressources humaines au sein de l’administration et développe le contrôle interne et le contrôle de gestion dans le cadre des principes de bonne gouvernance.
Candidat pour un deuxième mandat de quatre ans, il est réélu le 15 novembre 2009, obtenant à cette occasion le meilleur score de l’élection. Il choisit de demeurer à la tête du département des finances afin de poursuivre les réformes engagées. Il met notamment en œuvre une profonde réforme de la fiscalité en faveur des familles et des classes moyennes, et fait aboutir l’important processus de fusion et d’assainissement des caisses de pension publiques.
Le 28 août 2012, David Hiler informe son parti qu’il renonce à se représenter pour un troisième mandat lors des élections cantonales de l’automne 2013. Son action à la tête des finances du canton est unanimement saluée par la classe politique.
En 2015, sur proposition du Conseil d’Etat, il est élu président du conseil d’administration des Ports francs et Entrepôts de Genève dans un contexte de scandales financiers touchant cet organisme.
Originaire de Genève et Kappel, David Hiler est marié et père de trois enfants.
L’INGE Institut National Genevois est soutenu par la République et canton de Genève