Bigdata et intelligence artificielle en médecine : The Good, the Bad and the Hugly »
Dans le cadre du cycle « La fin des pilules : les nouvelles stratégies des traitements médicaux »
mercredi 10 octobre 2018
18:30
La digitalisation est un fait marquant de notre société, elle marque également un changement décisif dans les sciences de la vie. La digitalisation est l’instrument qui aura permit à vice-président Al Gore de rendre l’accès à la « National Library of Medicine » gratuit et universel, établissant ainsi ce qui sera l’événement fondateur de l’Open Access. La digitalisation est aussi l’outil fondamental de la génomique et de la quantité phénoménale de données produites. La digitalisation, enfin, est cette révolution qui vas permettre à l’imagerie de se développer, aux dossiers médicaux informatisés, puis aux dossiers personnels, enfin rendre accessible des données qui décrivent l’écosystème dans lequel nous vivons, l’air que nous respirons, les facteurs de risque, les facteurs d’exposition. Toutes ces données, toutes ces informations, toutes ces publications, toute cette connaissance produite par l’homme, tout cela représente des quantités qui dépassent l’entendement, qui dépassent les capacités des cerveaux humains.
C’est l’intelligence artificielle qui doit devenir ce nouvel instrument aux mains de l’homme pour lui permettre d’appréhender toutes ces données. Elle commence de nous aider, comme le microscope ou le télescope, à explorer, à comprendre, à utiliser ce que nous-même produisons. Cet instrument n’est pas une option, il est devenu une nécessité, sous peine de produire de la science que personne ne pourra jamais utiliser.
Toutefois, les défis sont à la hauteur des attentes. Maîtrise de ces nouveaux instruments, déviances, production des évidence, reproductibilité, il est important de ne pas céder à un enthousiasme irréfléchi et d’avancer avec prudence, de veiller aux intérêts de l’Humanité avant tout, de protéger la sphère privée et le libre arbitre dans un système qui se rêve entièrement déterministe.
mercredi 10 octobre 2018
18:30
INGE
rue Jean-F. Bartholoni 6, 1204 Genève
1er étage - Les Salons
Christian Lovis
Christian Lovis est professeur d’informatique clinique à l’Université de Genève et dirige le service des sciences de l’information médicale aux Hôpitaux Universitaires de Genève.
Médecin titulaire d’une spécialisation en médecine interne et générale, il s’est formé en parallèle en informatique médicale, puis en santé publique à l’université de Washington, Seattle, USA.
Christian pratique la clinique pendant une dizaine d’année à Genève avec une attention particulière sur la médecine d’urgence. Lors de son séjour aux Etats-Unis, il abandonne ses activités cliniques pour se consacrer à l’application des technologies digitales à la santé. Il joue un rôle clé dans le développement du système d’information clinique des HUG ainsi que dans la genèse de la loi fédérale sur le Dossier Electronique du Patient (LDEP), entrée en vigueur en 2017 et qui met en place les fondations du dossier patient partagé en Suisse.
En 2002, il obtient un titre de professeur boursier du SNF pour ses travaux sur les interfaces hommes-machines avancées et va centrer ses activités de recherche et développement sur trois axes : a) les données cliniques, l’information et la connaissance médicale, et notamment le traitement du langage naturel et la sémantique médicale ; b) Les systèmes d’information cliniques, leurs architectures et leur interopérabilité et c) Les paradigmes d’interactions entre les humains et les machines, et notamment les aspects cognitifs et ergonomiques.
Christian est associé à plus de 200 publications scientifiques, contribue à plusieurs revues comme academic editor, notamment PLOS One, JAMIA et BMC Big Data Analytics. Il est Fellow of the American Medical Informatics Association, et président de la Fédération Européenne d’Informatique Médicale pour le terme 2016-2018.
L’INGE Institut National Genevois est soutenu par la République et canton de Genève