Conférenciers
Anne Hiltpold
Née à Carouge en 1973, Anne Hiltpold a étudié le droit à Genève, puis en Allemagne. Après l’obtention de son brevet d’avocate, elle travaille six ans comme avocate collaboratrice dans une Étude, avant de rejoindre la Chambre genevoise immobilière comme responsable du service juridique puis Secrétaire générale adjointe.
Depuis sa jeunesse, elle a toujours été active en politique. Élue au Conseil municipal de la ville de Carouge en 1999, elle devient conseillère administrative en 2015 (Maire en 2017-2018 et 2021-2022) et le restera jusqu’en 2023, année de son élection au Conseil d’État. En charge de la police municipale, des ressources humaines et des affaires sociales, elle était également membre du comité du GIAP (groupement intercommunal pour les activités parascolaires) et Vice-Présidente de la FASe (fondation pour l’animation socioculturelle).
Depuis le 1er juin 2023, Anne Hiltpold est conseillère d’État en charge du département de l’instruction publique, de la formation et de la jeunesse. Elle est à ce titre membre de la CIIP (conférence latine des directeurs de l’instruction publique) et de la CDIP (conférence suisse des directeurs de l’instruction publique), dont elle a rejoint le comité en janvier 2024. Elle est par ailleurs Vice-Présidente du Comité gouvernemental de la HES-SO et membre du Conseil suisse des hautes écoles.
Philippe Nicolet
Biographie : https://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_Nicolet
Carole-Anne Kast
Née à Genève en 1974, Carole-Anne Kast a grandi entre la Ville de Genève, la commune de Bernex et la Ville d’Onex où elle est devenue magistrate socialiste pendant seize ans, avant son élection au Conseil d’Etat. Depuis avril 2023, elle occupe le poste de conseillère d’Etat chargée du département des institutions et du numérique (DIN).
Précédemment, Mme Kast a été membre du conseil municipal d’Onex, entre 1999 et 2005, avant d’être élue députée au Grand Conseil jusqu’en 2007. Elle est engagée au sein du parti socialiste qu’elle a présidé entre 2014 et 2018.
En parallèle à son engagement politique, Mme Kast a travaillé comme juriste au secrétariat juridique de l’ASLOCA Genève, entre 2004 et 2007, et comme secrétaire générale du Rassemblement pour une politique sociale du logement (RPSL) entre 2004 et 2019. Parce qu’elles pallient aux premières nécessités pour tout individu, ces luttes lui sont parues évidentes. Ce travail de défense individuelle des locataires lui a permis d’apprendre la négociation, la conciliation judiciaire, la recherche de solutions optimales dans des situations d’intérêts divergents. Une telle expérience a valeur d’école pour de nombreuses et nombreux élu-e-s qui y sont passé-e-s, pour mener des discussions aussi bien avec les parlementaires, les collègues d’exécutifs ou de parti qu’avec les milieux syndicaux et patronaux. Par ailleurs, Mme Kast a également été juge assesseur au Tribunal de police entre 2004 et 2008.
Durant son mandat au Conseil administratif de la Ville d’Onex, Mme Kast a présidé la Fondation immobilière de la Ville d’Onex (FIVO), le Groupement intercommunal pour l’accueil familial de jour Rhône-Sud (AFJ Rhône-Sud) et la Fondation HBM Emma Kammacher.
Titulaire d’un Master en droit de l’UNIGE, Mme Kast s’est choisi un parcours académique lui permettant de défendre les droits humains. La protection des animaux et la défense des produits du terroir constituent également des thématiques chères à son cœur et elle soutient activement des associations telles que SOS Chats, Greenpeace ou encore TRIAL International, quand elle ne s’occupe pas de la vigne familiale à Loëx aux côtés de ses proches.
Camille Bonvin
Après un doctorat en cosmologie à l’Université de Genève, Camille Bonvin a travaillé comme chercheuse post-doctorante tout d’abord au Commissariat à l’énergie atomique (CEA) à Saclay, près de Paris, puis à l’Université de Cambridge, partageant son temps entre l’Institut Kavli pour la cosmologie et le Département de mathématiques appliquées et de physique théorique (DAMTP). A cette même époque, elle était aussi chercheuse junior au King’s College de Cambridge.
Elle est ensuite revenue en Suisse pour travailler en tant que chercheuse au CERN. Elle a rejoint l’Université de Genève en juin 2016, comme professeure assistante au Département de physique théorique, avec une bourse du Fonds national suisse de la recherche scientifique (FNS). Elle a été nommée professeure associée en 2020.
Membre de plusieurs commissions et comités scientifiques, Camille Bonvin bénéficie actuellement de subventions du Conseil européen de la recherche (ERC) et du FNS pour ses projets de recherche sur le thème Testing the law of gravity with novel large-scale structure observables.
Karl Perron
Karl Perron est biologiste moléculaire et Maître d’Enseignement et de Recherche à l’Université de Genève (sections de Biologie et des Sciences Pharmaceutiques). Il a obtenu un doctorat en biologie moléculaire en 2000 à l’Université de Genève, avant de poursuivre huit années de recherche en tant que post-doctorant puis maître assistant dans différents groupes de bactériologie du Centre médical universitaire (CMU). Il s’est progressivement spécialisé dans l’étude des mécanismes de résistance aux antibiotiques et de la virulence de pathogènes comme Pseudomonas aeruginosa.
Il dirige aujourd’hui le laboratoire de bactériologie moléculaire de l’UNIGE, où il est responsable des activités de recherche en bactériologie et de l’enseignement théorique et pratique destiné aux étudiants en biologie et en pharmacie. Il coordonne également la nouvelle orientation en microbiologie du master en biologie. Fondateur et conseiller scientifique de la plateforme BiOutils, interface de vulgarisation en sciences de la vie, il s’engage depuis plus de 15 ans dans la médiation scientifique. Il est aussi responsable de la Plateforme d’Analyses Microbiologiques (PAM). Il a reçu plusieurs distinctions pour ses travaux, dont récemment le Prix d’enseignement 2024 de la Faculté des sciences de l’Université de Genève.
Quelques dates :
- Maître d’Enseignement et de Recherche depuis 2025
- Prix d’enseignement 2024 (Faculté des sciences, UNIGE), Prix 3R 2017 de l’UNIGE, Prix ZMG 2011 de communication scientifique, Prix Pfizer 2005 en infectiologie
- Fondateur de BiOutils, interface sciences et société (2007)
- PhD en biologie moléculaire – Université de Genève (2000)
Georges Nivat
Georges Nivat, né en 1935 à Clermont-Ferrand, professeur honoraire à l’Université de Genève, est l’auteur d’une vingtaine d’ouvrages sur la culture et l’histoire des idées en Russie. Il a traduit et écrit sur les poètes de l’Âge d’argent qui ont prédit et dit la Révolution, sur les dissidents des années 1960-1990, sur Soljénitsyne. Il est l’architecte de deux gros volumes sur les « Sites de la mémoire russe ». Un volume d’Œuvres choisies de Vasyl Stus doit paraître aux éditions Noir-sur Blanc, à Lausanne.
Pierre Alain Girard
Jean Terrier
Alexandre Vautravers
Le colonel (GS) Alexandre Vautravers est le haut représentant national suisse (SNR) et le commandant du contingent national (NCC) de la SWISSCOY 51. Le contingent a été formé en juin et est déployé au Kosovo entre octobre 2024 et avril 2025. Il dispose d’un effectif autorisé pouvant aller jusqu’à 215 personnes.
Pendant cette période, le colonel Vautravers commande également le groupe interarmées de soutien logistique de l’OTAN. Le JLSG est une unité opérationnelle composée de soldats de 17 pays, dont l’effectif autorisé peut atteindre 270 personnes, sous le contrôle direct du commandant de division de la KFOR. L’unité régimentaire assure la planification et le suivi de la logistique, le contrôle de la mobilité, le transport et la récupération, la rotation et le redéploiement des troupes, les travaux de génie général, la coordination et l’intervention EOD, ainsi que la formation d’un maximum de deux détachements de soutien à la mobilité. Le commandant du JLSG est responsable des opérations aériennes depuis l’aéroport militaire de Slatina (Kosovo), ainsi que des ports maritimes de Thessalonique (Grèce) et de Durres (Albanie).
En 2023, Alexandre Vautravers est chef de la gestion des risques opérationnels (RM) du Joint Operations Command et adjoint au chef de la gestion des crises (KM) du Département de la défense. Il est également chef d’état-major adjoint au sein de l’état-major militaro-stratégique (EMS) du chef de l’armée suisse.
D’abord tankiste, il a commandé le 17e bataillon de chars de la 1re brigade blindée (2009-2012), est devenu le G2 de la brigade (2013-2017) et le commandant adjoint de la brigade (2018-2021). Il a participé à plusieurs missions de soutien de la paix, à des formations et à des exercices sur le terrain à l’étranger.
Alexandre Vautravers est rédacteur en chef de la Revue militaire suisse (RMS+) depuis qu’elle a célébré son 150e anniversaire de publication ininterrompue en 2006. Il est également directeur scientifique du Centre d’Histoire et de Prospective Militaires (CHPM), hébergé dans la maison du général Guisan à Pully.
Entre 2015 et 2019, il a été le conseiller principal en charge des questions stratégiques et sécuritaires pour le gouvernement du canton de Genève, notamment la sécurité intérieure et civile, la réforme de la police et la protection de la population. Il a également été responsable de l’organisation de plusieurs conférences internationales, de la gestion COVID/pandémie, de la réponse à la crise ukrainienne et de la gestion des réfugiés, ainsi que de la planification d’une éventuelle crise ou pénurie énergétique.
Alexandre Vautravers a créé et coordonné le programme CAS/MAS en sécurité globale et résolution des conflits à l’Université de Genève. Il a enseigné les relations internationales et l’économie internationale en tant que professeur associé dans plusieurs universités : Accra, Pékin, Londres, Oxford et Téhéran. De 2006 à 2013, il a dirigé le département des relations internationales de l’université Webster à Genève. Il est membre associé du Centre de politique de sécurité de Genève (GCSP).
Docteur en histoire contemporaine et en sciences économiques, ses domaines de recherche et de publication sont les relations internationales et les questions de sécurité, l’évolution des conflits armés, l’évolution de la technologie et l’industrie de l’armement. Il a également publié de nombreux ouvrages sur les affaires humanitaires. Il collabore régulièrement avec les médias, tant en Suisse qu’à l’étranger.
Olivier Michielin
Le professeur Olivier Michielin a obtenu un master en physique en 1991 à l’École polytechnique fédérale et un diplôme de médecine à l’Université de Lausanne en 1997. Il a poursuivi sa formation doctorale sous la direction de Jean-Charles Cerottini (Institut Ludwig) et de Martin Karplus (Universités de Harvard et de Strasbourg, lauréat du prix Nobel de chimie 2013). Il a été nommé chef de groupe à l’Institut suisse de bio-informatique en 2002 et est devenu professeur assistant à la Faculté de médecine de Lausanne en 2004. Parallèlement, il a suivi une formation d’oncologue médical et a obtenu son certificat de spécialiste en 2007 au service d’oncologie du Centre hospitalier universitaire de Lausanne. Le Prof. Olivier Michielin se concentre principalement sur l’oncologie translationnelle et de précision, en développant de nouvelles approches thérapeutiques moléculaires basées sur des techniques bio-informatiques originales développées dans son laboratoire, ainsi que des programmes d’oncologie de précision basés sur des stratégies multiomiques et la science des données au niveau national. Le professeur Olivier Michielin est actuellement président du département d’oncologie et du service d’oncologie de précision des Hôpitaux universitaires de Genève, et codirecteur du Swiss Cancer Center Léman (SCCL).
Jean-Pierre Greff
Jean-Pierre Greff est un historien de l’art et du design, professeur et curateur. Également diplômé en études cinématographiques et audiovisuelles, il est l’auteur de nombreuses préfaces et essais sur la photographie, l’art et la littérature, l’art et la communication, et sur de nombreux artistes. Après avoir dirigé de 1993 à 2004 la Haute école des arts décoratifs de Strasbourg, il prend les rênes en 2007 de la HEAD – Genève, qu’il dirigera jusqu’en 2022. Il est aujourd’hui président de la Fondation Plaza qui pilote la rénovation du cinéma historique éponyme de Genève.
Philippe Ungar
Philippe Ungar est écrivain, archiviste sonore et réalisateur de films. Depuis plus de 25 ans, il écrit des livres et créé des archives audio & vidéo pour perpétuer la mémoire et transmettre les valeurs de familles, d’artistes, d’entreprises et de collections d’art. https://www.philippeungar.com
Précédemment, il a été professeur de philosophie dans un Institut Universitaire, journaliste pour les programmes culturels de la RTS (Radio-Télévision Suisse) et animateur de séminaires à propos de la transmission du patrimoine dans le cadre du programme européen Interreg III. Il a créé SOUNDS LIKE PORTRAITS, un podcast consacré à des humains créatifs (8ème saison) pour transmettre la passion des créateurs dans tous les domaines.
L’INGE Institut National Genevois est soutenu par la République et canton de Genève