Conférenciers
Nicholas Davis
David Hiler
Installé en Suisse avec sa mère à l’âge de quatre ans, il termine ses études par une licence en sciences économiques et sociales (mention histoire économique) de l’Université de Genève. Enseignant au cycle d’orientation puis chargé d’enseignement à l’université, il y renonce après son entrée en politique. Il a effectué de nombreuses recherches historiques ayant trait, en particulier, à Genève et sa région ; il bénéficie pour ce faire de mandats du Fonds national suisse de la recherche scientifique et d’institutions privées.
Il est l’un des pionniers du Parti écologiste genevois dont il devient secrétaire général en 2003. Élu conseiller municipal de la ville de Genève, il devient entre 1993 et 2005 député au Grand Conseil (parlement cantonal). Élu au Conseil d’État (gouvernement cantonal) le 13 novembre 2005, il dirige le département des finances. Il préside par ailleurs le Conseil d’État de décembre 2008 à décembre 2009.
Avec ses collègues du gouvernement, il s’emploie à assainir les finances publiques cantonales, lourdement grevées au début de la législature 2005-2009 par une dette de plus de douze milliards de francs suisses. Cet objectif se traduit par la modernisation et la rationalisation de l’administration cantonale genevoise au travers de plans de mesures d’efficience et d’économies. David Hiler pilote également une réforme de la politique des ressources humaines au sein de l’administration et développe le contrôle interne et le contrôle de gestion dans le cadre des principes de bonne gouvernance.
Candidat pour un deuxième mandat de quatre ans, il est réélu le 15 novembre 2009, obtenant à cette occasion le meilleur score de l’élection. Il choisit de demeurer à la tête du département des finances afin de poursuivre les réformes engagées. Il met notamment en œuvre une profonde réforme de la fiscalité en faveur des familles et des classes moyennes, et fait aboutir l’important processus de fusion et d’assainissement des caisses de pension publiques.
Le 28 août 2012, David Hiler informe son parti qu’il renonce à se représenter pour un troisième mandat lors des élections cantonales de l’automne 2013. Son action à la tête des finances du canton est unanimement saluée par la classe politique.
En 2015, sur proposition du Conseil d’Etat, il est élu président du conseil d’administration des Ports francs et Entrepôts de Genève dans un contexte de scandales financiers touchant cet organisme.
Originaire de Genève et Kappel, David Hiler est marié et père de trois enfants.
Nicolas Gex
Nicolas Gex a travaillé cinq ans comme archiviste au sein de la Fondation Hardt pour l’étude de l’Antiquité classique (Vandoeuvres) et a rédigé une histoire de cette institution. Assistant diplômé en histoire contemporaine à l’Université de Lausanne depuis 2014, prépare une thèse de doctorat sous la direction de François Valloton. A publié en parallèle plusieurs études sur des thématiques d’histoire culturelle ou politique suisses, en particulier sur l’écrivain Louis Dumur. Est membre du comité de rédaction des Cahiers Louis Dumur
Dominik Müller
François Walter
Né en 1950, François Walter a fait ses études à l’Université de Fribourg où il a obtenu le Doctorat ès lettres en 1981. Successivement chargé de cours à la Faculté des Sciences de l’Université de Fribourg puis maître-assistant à l’Institut de géographie de l’Université de Fribourg, il a été nommé professeur ordinaire à la Faculté des lettres de l’Université de Genève en 1986 où il exerce cette fonction jusqu’en 2012. Durant sa carrière, il a dirigé 8 thèses de doctorats et quelque 240 mémoires de master ; il a participé à plus de 50 jurys de thèse.
Il a été professeur invité à l’Université de Fribourg (1987-1992), à l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich (1992), aux universités de Catane et de Bari, à l’Université Laval à Québec (2006) ainsi qu’à l’Université de Paris I Panthéon Sorbonne en 2008 et à l’UPMF de Grenoble 2 en 2011. Directeur d’études invité à l’Ecole des Hautes Études en Sciences sociales à Paris (1991, 1999 et 2006), il a également séjourné comme chercheur invité au Max Planck Institut für Geschichte de Göttingen (2000, 2004 et 2006) et comme fellow au Collegium Budapest (2002).
Auteur de 16 livres et de plus de 180 articles scientifiques, éditeur et coauteur de 10 livres collectifs, il poursuit des recherches sur les villes, les rapports au territoire, l’histoire du paysage, l’histoire des risques et des catastrophes, la construction des historiographies nationales et la production des identités sociales.
En 2010, François Walter a été reçu docteur honoris causa de l’Université Pierre-Mendès-France de Grenoble.
Patrick Dimier
Patrick Dimier est né à Genève le 7.09.1950. Scolarisé en partie en France, titulaire d’une licence en droit de l’Université de Genève et du brevet d’avocat genevois. Aujourd’hui il est retiré de la barre et exerce comme médiateur de conflits et arbitre. Il a été membre de la Constituante, et siège actuellement comme député au Grand Conseil. Il s’est spécialisé comme chercheur indépendant, dans l’histoire de la naissance des États-Unis, entre 1750 et 1789. Il a publié plusieurs ouvrages :
- Charte pour une Genève indépendante (Mouvement Genève-Libre),
- Une nouvelle Constitution pour Genève ou l’utopie de la raison (Slatkine),
- Le Changement c’est maintenant (publication privée, à l’occasion du vote sur la nouvelle Constitution),
- Réveillons-nous, que fait la BNS avec notre monnaie ? Publié à l’occasion de la campagne au Conseil National de 2015.
A paraître : Rêveries d’un baby-boomer ou réflexions sur le XXe siècle et les effets de la mondialisation.
Jean-Pierre Roth
Jean-Pierre Roth, né en 1946 à Sierre (VS), a étudié les sciences économiques et obtenu un doctorat à l’Institut universitaire de hautes études internationales (HEI), à Genève. Il a ensuite perfectionné ses connaissances au Massachusetts Institute of Technology, aux Etats-Unis, puis enseigné à l’Université de Genève et à l’Institut HEI. En 2009, l’Université de Neuchâtel lui a conféré le titre de Dr es sciences économiques, honoris causa.
Jean-Pierre Roth est entré à la Banque nationale suisse en 1979 comme économiste au département de recherche. Il a ensuite exercé diverses fonctions au sein de la BNS, tant à son siège de Zurich qu’à celui de Berne. En 1996, le Conseil fédéral l’a nommé vice-président de la Direction générale et chef du 2e département (marché des capitaux, billets de banque, relations d’affaires avec la Confédération, gestion de l’encaisse-or), à Berne. Dès le 1er janvier 2001, il a occupé le poste de président de la Direction générale et chef du 1er département (affaires économiques, affaires internationales, affaires juridiques et services), à Zurich.
Jean-Pierre Roth a représenté la Suisse au Conseil des Gouverneurs du Fonds monétaire international (FMI), à Washington. Du 1er mars 2006 au 28 février 2009, il a assumé la fonction de président du Conseil d’administration de la Banque des Règlements Internationaux (BRI), à Bâle. En outre, depuis fin mars 2007, il a représenté la Suisse au Conseil de stabilité financière, qui rassemble de hauts responsables des ministères des finances, des banques centrales et des autorités de régulation et s’emploie à approfondir la collaboration en matière de surveillance du système financier international. En février 2009, Jean-Pierre Roth a annoncé qu’il quitterait la Banque nationale suisse à la fin de la même année.
En 2010, Jean-Pierre Roth a réorienté ses activités vers le secteur privé. Il a été nommé membre de conseils d’administration d’importantes entreprises suisses. Du 1er juillet 2010 au 30 avril 2017, il a également exercé la fonction du Président de la Banque cantonale de Genève. Au 1.1.2018, il est encore membre des Conseils de Nestlé SA, du Swatch Group, de MKS (Switzerland) et est Vice-président de Arab Bank (Switzerland).
Jean-Pierre Roth est marié à Floriane Tognetti et père de trois enfants adultes.
Denis Maillefer
Denis Maillefer est metteur en scène et pédagogue. Denis Maillefer est metteur en scène et pédagogue.
Il a mis en scène une quarantaine de spectacles de théâtre et d’opéra,
Il enseigne régulièrement à la Manufacture, dont il a été responsable pédagogique.
Il a mis en scène une quarantaine de spectacles de théâtre et d’opéra,
Il enseigne régulièrement à la Manufacture, dont il a été responsable pédagogique.
Natacha Koutchoumov
D’origine russe et italienne par son père, écossaise et française par sa mère, Natacha Koutchoumov est née à Genève en Suisse. Elle commence le théâtre à l’adolescence en suivant les ateliers du Conservatoire de Genève. Après son Bac elle part à New York et passe une année à la Fordham University, se concentrant sur le théâtre. Elle part ensuite à Paris où elle étudie les Lettres modernes à la Sorbonne. Elle réussit le concours de la prestigieuse « École de la rue Blanche » (ENSATT) à Paris, où elle poursuit sa formation de comédienne durant trois ans. Dès sa sortie d’école, elle travaille régulièrement au théâtre et au cinéma, à la fois en France et en Suisse. Elle enseigne régulièrement à la HETSR (Manufacture – Haute école des arts de la scène de Suisse Romande), à la HEAD et à L’ECAL. En janvier 2017 elle est nommée co-directrice de la Comédie de Genève en binôme avec Denis Maillefer.
Jean-Claude Larchet
Jean-Claude Larchet est né en 1949 dans le nord-est de la France, à Badonviller, dans une famille catholique. C’est au cours de ses études de philosophie que la lecture des Pères grecs et de leurs commentateurs orthodoxes (en particulier Vladimir Lossky) l’a orienté vers l’Église orthodoxe, où il a été reçu en 1971 par celui qui allait être son père spirituel, le starets Serge Chévitch (1903-1987), qui fut aussi le père spirituel du théologien Vladimir Lossky, du philosophe Nicolas Berdiaev et du moine iconographe Grégoire Krug (1908-1969).
De 1973 à 1979 il rencontre, en vue de recevoir leurs conseils, quelques-unes des personnalités spirituelles les plus connues de cette époque : l’archimandrite (aujourd’hui saint) Justin Popović, l’archimandrite Sophrony Sakharov et, au cours de deux longs séjours au mont Athos, les disciples du starets Joseph l’Hésychaste – l’Ancien Ephrem de Katounakia, l’Ancien Ephrem de Philothéou, l’Ancien Charalampos – et surtout le starets (aujourd’hui saint) Païssios (Eznépidis) (en), avec qui il a de longs entretiens et dont le soutien aura pour la suite de sa vie une grande importance.
Docteur d’État en philosophie (1987), puis docteur en théologie de l’Université de Strasbourg (1994), il est qualifié en 2005 par le Conseil national des universités comme professeur des universités. Enseignant la philosophie pendant près de trente-cinq ans, il développe parallèlement une activité de chercheur et d’écrivain dans les domaines de la philosophie, et surtout de la théologie et de la patristique.
Il a publié vingt-sept livres aux éditions du Cerf (Paris) et aux éditions L’Âge d’Homme (Lausanne), une centaine d’articles dans divers ouvrages collectifs et revues internationales, et plus de six cents recensions dans plusieurs revues françaises et étrangères – dont la Revue d’histoire et de philosophie religieuses (Université de Strasbourg), la Revue d’histoire ecclésiastique [archive] (Université de Louvain) – et sur Internet (www.orthodoxie.com).
Il a édité trente livres dont il a écrit les introductions, en particulier les traductions françaises des œuvres majeures de saint Maxime le Confesseur, les Traités apodictiques de saint Grégoire Palamas, les œuvres théologiques de Grégoire de Chypre, et les volumes de la collection Grands spirituels du xxe siècle dont il est le fondateur et le directeur aux éditions L’Âge d’Homme.
Il a été invité à donner des cours et des conférences et à participer à des colloques dans de nombreux pays (France, Allemagne, Angleterre, Argentine, Belgique, Bulgarie, Canada, Chypre, Espagne, États-Unis, Géorgie, Grèce, Italie, Liban, Luxembourg, Monténégro, Pologne, Roumanie, Russie, Serbie, Slovaquie, Suisse).
Son œuvre, actuellement traduite en dix-sept langues – allemand, anglais (États-Unis), arabe (Liban et Syrie), bulgare, coréen, espagnol, géorgien, grec, italien, macédonien, néerlandais, polonais, portugais (Portugal et Brésil, roumain, russe, tchèque, serbe -, lui a acquis une renommée internationale.
Il est actuellement considéré comme l’un des principaux théologiens orthodoxes et comme l’un des meilleurs spécialistes de saint Maxime le Confesseur.
Antoine Compagnon
Antoine Compagnon, né le 20 juillet 1950 à Bruxelles, est un historien de la littérature français.
Spécialiste notamment de Marcel Proust, il mène plusieurs carrières dont celle d’enseignant, de romancier et de critique littéraire. Il est professeur au Collège de France.
Fils du général Jean Compagnon et de Jacqueline Terlinden, Antoine Compagnon a quatre sœurs et un frère.
Il achève ses études secondaires au Prytanée national militaire de La Flèche, puis entre à l’École polytechnique (promotion 1970) et devient ingénieur des ponts et chaussées.
Il s’oriente ensuite vers une carrière littéraire en devenant pensionnaire de la Fondation Thiers et attaché de recherche au CNRS en linguistique et littérature françaises (1975-1978).
Docteur en littérature française en 1977, il enseigne à l’École polytechnique dans le département « Humanités et sciences sociales » (1978-1985), à l’Institut français du Royaume-Uni à Londres (1980-1981), et devient maître de conférences à l’université de Rouen en 1981. Docteur d’État ès lettres en 1985, il part comme professeur à l’université Columbia à New York, où il sera nommé Blanche W. Knopf Professor of French and Comparative Literature en 1991. En France, il est professeur à l’université du Maine (1989-1990), puis à l’université Paris IV-Sorbonne (1994-2006).
Depuis 2006, il occupe au Collège de France la chaire de « Littérature française moderne et contemporaine : histoire, critique, théorie ». Il fait partie, entre 2006 et 2011, du Haut Conseil de l’éducation et, entre 2006 et 2013, du Haut Conseil de la science et de la technologie.
Pendant l’été 2012, il propose une chronique quotidienne sur France Inter sous le titre Un été avec Montaigne accompagnée des lectures du comédien Daniel Mesguich. Cette chronique donnera lieu à la publication d’un ouvrage qui constituera un grand succès de librairie de l’été suivant2. Il revient sur cette station dans le cadre de la grille d’été 2014 afin d’assurer une chronique intitulée Un été avec Baudelaire.
En 2014, ses propos sur la féminisation de l’enseignement (« La féminisation massive de ce métier a achevé de le déclasser, c’est d’ailleurs ce qui est en train de se passer pour la magistrature») lui ont valu de vives réactions dans les médias. Il s’en est expliqué peu après.
Il a reçu une bourse Guggenheim en 1988 et le prix Claude Lévi-Strauss de l’Académie des sciences morales et politiques en 2011.
Il est docteur honoris causa du King’s College de Londres, en 2010, de HEC Paris en 2012 et de l’Université de Liège en 2013.
Il est membre (fellow) de l’Académie américaine des arts et des sciences (1997), de l’Academia Europaea (2006), correspondant (corresponding fellow) de la British Academy (2009).
Candidat à l’Académie française au fauteuil de Pierre-Jean Rémy (élection du 13 juin 2013), il obtient dix puis sept voix ; c’est Xavier Darcos qui est élu.
L’INGE Institut National Genevois est soutenu par la République et canton de Genève